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La visée reflex

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La visée REFLEX et le Stigmomètre.

Parce qu'elle permet de voir l'image à travers l'objectif, telle qu'elle se formera sur le capteur/film, sans erreur de parralaxe, avec les déformations de la focale, en visualisant point et même profondeur de champ, la visée reflex s'est imposée sur la quasi totalité des appareils de photo haut de gamme, des légendaires Hasselblad aux boitiers 35mm professionnels les plus prestigieux.
Le système REFLEX lui même se compose d'un miroir à 45° qui renvoie l'image sur un dépoli placé à la même distance de l'optique que le film, à 90° de celui-ci. Une fois formée sur le dépoli, l'image est redressée dans les deux sens par un prisme (ou son équivalent en miroirs) avant de parvenir à l'oculaire. On peut donc juger du point avec plus ou moins de facilité suivant la qualité du dépoli ou du système optique de la visée.  Le dépoli est très important. Il occasionne une perte importante de lumière, puisqu'il diffuse celle-ci. On a donc cherché à améliorer cet aspect par différents moyens, du célèbre verre Accute Mate de Minolta jusqu'aux dépolis à lentille de Fresnel actuels. La difficulté étant de trouver un bon compromis entre finesse, qui détermine la netteté, et concentration des rayons lumineux qui détermine la luminosité.




















Lors de la prise de vue, lil se passe une succession d'évènements.
1- Le miroir remonte et permet aux rayons lumineux de frapper directement le capteur/film, la visée est alors obscurcie.
2- L'obturateur dégage le plan film ou le capteur permettant à l'image de s'enregistrer.
3 -l'obturateur se ferme après le temps de pose programmé.
4- Le miroir retombe, et la visée se rétablit dans le viseur.
5- S'il s'agit d'un boitier film à moteur, la pellicule est avancée d'une image, s'il s'agit d'un APN, l'image en mémoire est traitée et enregistrée sur la carte.

 

Taille de l'image dans le viseur


On comprend bien que plus le format est grand, plus l'image sur le dépoli (de même taille que le capteur) sera grande, la visée précise et agréable. C'est là l'immense supériorité des full frame sur les formats réduits (APSC ou 4X3). Mais la partie optique de l'oculaire a aussi son importance. C'est elle qui adapte votre vision à l'image du dépoli.
Sa qualité optique (qualité des lentilles du viseur, traitements antireflets etc.) est déterminante. De même que sa faculté de corriger vos défauts de vision, myopie ou hypermétropie.  Aussi, la réduction de taille apparente de la visée a son importance. On parle d'agrandissement. Plus le coefficient d'agrandissement sera proche de 1, sur un 24X36 plus l'image sera proche de la réalité. Avec un coefficient de 1, et une optique de 50mm sur un full frame (24X36) vous verrez votre sujet à la même distance que votre vision réelle. Avec un 4X3 et un coefficient de 1, et une optique de 25mm,  "normale" ou équivalent pour ce format, l'image vue dans le viseur sera de même luminosité mais deux fois plus petite, quatre fois en surface. On ne peut pas agrandir optiquement indéfiniment l'image dans le viseur parce que l'agrandissement se traduit bien évidement par une perte de luminosité et une mise en avant des défauts du dépoli. La tendance des constructeurs est, hélas dans la réduction de la taille de l'image perçue, les viseurs sont de plus en plus petits et la map manuelle de plus en plus difficile à faire, en dehors du fait que l'éloignement du sujet vous éloigne aussi de votre prise de vue, votre faculté d'être "dans l'image", de saisir l'instant, une expression, un détail...
Pour vous donner une idée, voici quelques tailles comparées des images perçues dans différents viseurs (c'est affolant, non ?)



La plus grande image est celle de mon boitier Konica considérée comme très petite à l'époque, puisque doté d'un coefficient d'agrandissement de 0.67 !. les images intérieures sont (en photographie réelle) celles de L'Olympus E-3 (donné pour un coefficient de 1) du E510 avec une loupe de visée, et du E-510 d'origine et son abominable viseur. Rassurez-vous, si vous avez un APSC Pentax, Nikon ou Canon vous ne serez pas vraiment mieux lotis.
Il est aussi à noter que le Konica offre une luminosité environ deux fois supérieure à celle du E-510 (deux diafs environ. rien que ça !).
Personnellement, j'attache plus d'importance à la qualité du viseur, au moment d'acheter du matériel, qu'au nombre de pixels ou à d'autres considérations et je vous conseille de faire de même: Tout part de vous, au moment de la prise de vue, donc de ce que vous percevez. Et spécialement si, comme moi, vous utilisez souvent de vieilles et merveilleuses optiques manuelles. la qualité et la rapidité du point dépendra de la visée...

 

Couverture d'image.

La plupart des viseurs reflex n'ont pas une couverture de 100%. Cela signifie que l'image vue dans le viseur ne représente pas la totalité de ce que votre capteur va enregistrer. Beaucoup de gens accordent à ce détail une importance exagérée. Bien sur, si vous ne traitez pas vos images, vous risquez d'avoir de mauvaises surprises. mais si, comme tout photographe qui se respecte, vous post traitez vos clichés, vous recadrez. Vous serez parfois ravis de cette petite marge supplémentaire qui vous permettra souvent de redresser une image légèrement penchée, par exemple, sans perdre de votre sujet.  Aussi, avec la petitesse des viseurs, on a souvent tendance à trop serrer les clichés. petite marge là encore. De toutes façons il s'agit de 2 ou 3% de l'image, insignifiant, qui ne vous fera perdre aucun piqué si vous recadrez en post traitement. Pour vous faire une idée, le cadre intérieur représente ce que ous voyez dans le viseur avec une couverture de 95%.



 

Recul oculaire

C'est la faculté de voir votre image confortablement dans le viseur avec l'oeil à une certaine distance de celui-ci. Détail primordial pour les porteurs de lunettes. Oeil écrasé contre le verre, buée sur l'oculaire, nez écrasé contre le dos de l'appareil sont hélas notre lot commun, puisque, là encore, les constructeurs font preuve de la plus impardonnable des négligences. Hélas, ces visées modernes ne nous offrent qu'une image microscopique, au fond d'un couloir, qu'on ne voit en entier que l'œil écrasé sur l'œilleton. Ça ne favorise pas le travail, la rapidité et le confort, n'est-ce pas ?

 

Correction Dioptrique

La plupart d'entre nous ont des problèmes de vision qui se s'arrangent pas avec l'âge. Myopie, presbytie, hypermétropie. Un bon viseur doit pallier à ces défauts avec un réglage de dioptries sur le viseur. La plupart du temps, ils favorisent les myopes, en offrant une correction de -3 à +1. Les hypermétropes seront souvent obligés d'acheter un verre de correction supplémentaire pour pouvoir viser sans lunettes. Vérifiez ce détail important au moment de l'achat.

 

Retour sur le prisme

Pentaprisme Nikon

En ce qui concerne le prisme,  souvent appelé Pentaprisme, bien qu'en fait il comporte 8 faces, la face supérieure étant composée de deux plans pour redresser l'image gauche droite (que nous n'avons pas dessiné dans un désir de simplification), sa qualité est primordiale. Par souci d'économie ou de légèreté, les constructeurs utilisent parfois des miroirs au lieu d'un prisme en verre optique. Il est bon de savoir que, la plupart du temps, cela se traduit par une visée de moins bonne qualité et une plus grande difficulté pour juger du point avec précision. Non pas tant, comme on le lit ici ou là, parce que la quantité de lumière perdue lors des 3 reflexions est beaucoup plus importante sur le miroir (rappelez-vous qu'un diaf, c'est 50% de lumière en moins, donc les quelques pour cent sont négligeables) mais parce que la précision des faces et la durée dans le temps est supérieure dans un bloc de verre optique et qu'on peut utiliser la forme des faces pour aggrandir un peu la visée sur un prisme en verre.
A propos de luminosité, signalons que, autofocus oblige, les miroirs sont désormais semi transparents, et que la perte de luminosité sur celui-ci sera bien supérieure à la perte dans un penta miroir. Une des raisons pour lesquelles les appareils modernes ont des viseurs très souvent inférieurs aux antiques boitiers argentiques, comme le Nikon F3, ou le viseur gigantesque des Olympus OM-1;.

 


Dépoli

C'est une chose primordiale pour voir et faire le point. C'est sur le dépoli que se forme l'image. Si vous avez un stigmomètre, vous constaterez probablement que l'image est plus claire en son centre. Mais, regardez bien, elle reste pratiquement nette quand vous bougez le point. C'est parce que, dans ce cas, la visée est "aérienne": aucune image ne se forme sur le stigmomètre, et l'oeil accomode pour compenser les écarts de l'optique.  Il vous faut donc un dépoli. Plus votre verre est dépoli, plus il sera sombre, mais plus vous percevrez le point avec précision.  Dur compromis, en ambiance sombre, un erre "clair" sera plus efficace, en haute lumière, un verre sombre. Signalons le verre accute Mate, utilisé par Sony, et inenté par Minolta. Le principe était un verre assez dépoli sur sa face mate, et un réseau de micro lentilles sur l'autre face, qui redressaient les rayons latéraux pour les ajouter aux rayons axiaux et augmenter ainsi la luminosité, sans perte de précision. Signalons aussi les verres de Fresnel, constitués de cercles concentriques, dont je ne sais pas grand chose au niveau "précision" , et qui équipent pas mal d'appareills modernes.



Stigmomètre


Pour aider le photographe à parfaire la mise au point, un très ingénieux dispositif inventé par Lucien Dodin équipa longtemps les boitiers reflex: le télémètre à coïncidence de lignes ou à champ coupé, autrement appelé stigmomètre.  Le principe est ingénieux. Deux prismes de pentes opposées sont moulés au centre du dépoli dans un cercle ou un petit rectangle. Leur ligne d'intersection est soit horizontale, soit verticale, soit à 45°. Les rayons issus des bords opposés de l'optique sont renvoyés par les prismes. SI le point est bon, les lignes perpendiculaires au plan de séparation des prismes seront alignées. Si le point n'est pas bon, les lignes s'écartent proportionnellement avec l'éloignement du point, dans un sens ou dans l'autre suivant que le point est trop devant ou derrière le sujet à photographier.
Nous avons consacré un article spécial à ce dispositif. ICI.

 

Taille, couverture, grossissement  et luminosité


Le  dépoli  se  situant à la même distance de l'optique que le capteur (ou  la pellicule) l'image formée sur celui-ci fera la même taille. SI l'on veut avoir dans son viseur une image 100%, il faudra un miroir de taille plus grande, et idem pour le prisme. La taille du miroir a un impact direct sur la profondeur de la chambre. C'est pour ces raisons, poids du prisme, encombrement, etc. que beaucoup d'appareils n'offrent qu'une visée à 95% de couverture. Beaucoup semblent y accorder une importance considérable. je ne le comprend pas, pour ma part. Bien sur, si vous ne post produisez pas vos photos, il est gênant de ne pas retrouver votre cadre, d'avoir éventuellement des éléments parasites dans l'image. Mais, si vous travaillez en RAW et post produisez votre image, c'est plutôt un avantage: vous pourrez rectifier d'éventuelles penchouilles sans rien perdre, et peaufiner votre cadre au pixel. La perte de définition due au recadrage est, à ce niveau, indécelable en pratique.


La luminosité, nous l'avons vu, dépend du dépoli. Mais surtout, dépend de la taille du capteur. Un full frame a quatre fois la surface d'un 4/3. Nous aurons donc une image quatre fois plus petite chez Olympus et trois fois chez Pentax sur le dépoli. Pour compenser un peu, les constructeurs appliquerons un agrandissement optique de cette image du dépoli dans le viseur.  Oui, mais voila, étaler la même quantité de lumière sur une plus grande surface diminue la luminosité de chaque point. Et, là, nous voyons à quel point les petits formats sont pénalisants.
  La taille apparente  de l'image dans le viseur a aussi un impact. non négligeable. Technique d'abord, si l'agrandissement est plus petit, l'image sera lumineuse, et c'est un atout essentiel en ambiance sombre.  Mais la perception des flous et des nets sera moins bonne, et réciproquement. Affaire de compromis. Certains trouvent qu'une image plus petite favorise le cadrage, l'oeil pouvant embrasser tout le champ sans avoir à bouger. Personnellement, plus l'image est grande et mieux je me porte, mon idéal étant une visée 100% donnant au 50mm full frame exactement la dimension perçue par l'oeil. (L'OM-1 n'en était pas loin). Il est à savoir aussi que plus l'agrandissement optique de la visée est important, moins il y aura de recul oculaire, donc de confort de visée, spécialement pour les porteurs de lunette.
Enfin, pour achever de désespérer les amateurs de petits capteurs,  à la moins bonne perception des flous dans le viseur (même si on agrandit la visée, le grain du dépoli sera agrandi d'autant) s'ajoute le fait que l'agrandissement relatif de votre tirage sera plus important sur un petit capteur pour une même taille d'image finale. Ainsi une erreur de point sera beaucoup plus sensible sur un petit format, aux pixels plus fins. Définitivement, le full frame n'a que des avantages, à part son encombrement et son prix..

Notons que la taille de l'image dans le viseur aura un impact décisif sur vos photos. Plus l'image est grande, plus vous cadrez large, plus vous aurez de l'air dans os photos. SI l'image est petite, vous ne voyez pas les détails, votre reflexe est de vous approcher/zommer vers votre sujet, vous mettrez moins d'air, moins d'espace. Les petits viseurs favorisent la macro ;-)
 

Conclusion

Ainsi, ce petit accessoire, le viseur,  que négligent les sites de test, s'avère en fait être l'élément primordial de votre boîtier, qui influencera votre écriture photographique, la netteté de vos photos, vos cadrages, le choix de vos diaphragmes et profondeur de champ...
 J''y accorde plus d'importance, désormais, qu'au bruit , au nombre de pixels ou aux capacités ISOS des capteurs. Tout part de là. A plus forte raison si vous un fervent adepte des optiques manuelles.
 
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